On pense que lorsque l'Europe le découvrit au XIII ème siècle, des nomades le tissaient déjà depuis 3000 ans pour se protéger du froid. Mais ce n'est qu'au 16ème siècle que sa production artisanale devint une industrie nationale. Aujourd’hui, l’Iran, continue à tisser des œuvres remarquables, dont les neuf dixièmes sont exportées.

La technique du tapis persan, avec ses secrets de fabrication transmis de génération en génération, est toujours la même, aussi bien pour le dessin que pour le tissage. Le tapis est réalisé d'après un plan semblable à un plan d'architecte, indiquant la composition, l'organisation et la disposition des motifs. Les décors peuvent être géométriques, rectilignes, arrondis, ou floraux suivant les époques et l'origine. Les matières utilisées pour le velours du tapis sont la laine et la soie et le coton pour la chaîne et la trame. On trouve également des fils d'argent ou d'or dans certains tapis anciens.

La qualité et le prix d'un tapis persan dépendent de la qualité du nouage, réalisé avec le nœud « senneh » en Iran. Un tapis de basse qualité comprend environ 500 nœuds au décimètre carré, alors qu'un tapis d'excellente qualité peut compter jusqu'à 10 000.

Après la phase de tissage, le tapis est teint et quelques nomades emploient encore les pigments naturels.

En fonction de leur dessin, du type de fabrication et de la technique de tissage, les tapis persans sont classés géographiquement. Ils sont ainsi nommés d'après les villes et les régions de production. Si Ispahan, Tabriz, Kashan, Herat, et Kerman étaient autrefois des centres de production réputés, Kashan l'est resté, mais on trouve aujourd'hui provenant de Nain, Ghom, et des ateliers de Téhéran les plus belles pièces contemporaines.

Les styles et les genres des tapis persans sont infinis, mais ils expriment tous dans le langage de cet art si particulier, une pureté, une harmonie, et un sens du beau qui appartient en propre à cette région du monde.